Don’t Look Up : Falling apart

Avec Don’t Look Up, Adam McKay continue le projet ambitieux qui articule de larges pans de son cinéma : questionner notre rapport contemporain aux médias et aux images.

NON à la Découpe. Pour une éthique de l’image

La multiplication des recadrages et remastérisations discutables opérés sur des œuvres audiovisuelles du passé – avec récemment les cas des séries Seinfeld, Les Simpson, ou Get Back de Peter Jackson – a poussé notre rédacteur Robin Bertrand à se pencher sur les enjeux philosophiques et politiques que soulèvent ces pratiques, typiques d’un capitalisme culturel qui réduit la découverte de l’art à une pratique de consommation comme une autre.

Oxygène : L’emmurée vivante

Alexandre Aja instaure un trouble en insufflant toute cette humanité à la machine, déployant aussi bien une poésie visuelle qu’un danger inhérent aux blockbusters depuis plusieurs années : le corps de l’acteur disparaissant dans une vive lumière bleue. 

The Haunting of Bly Manor : Le visible et l’invisible

Chez Mike Flanagan, il y a les traumatisés et ceux, comme dans ce dernier coup d’éclat, qui parviennent à émerger du néant au profit du sacrifice des autres. The Haunting of Bly Manor, c’est l’intrusion progressive et lumineuse du mélodrame au sein de la série horrifique.

Uncut gems : Féérie pour une autre fois

Le cinéma des frères Safdie touche profondément à une jouissance du chaos, où le réel se dissout jusqu’au délire. Après Good Time, ils débarquent sur Netflix Vendredi !

Booksmart : Les lois de l’attraction

Disponible sur Netflix, le premier film d’Olivia Wilde actualise le teen-movie sans jamais le subvertir, lui redonnant un souffle alors même qu’il frôlait l’asphyxie. 

Marriage Story : Illusions perdues

Si le dernier film de Noah Baumbach, Marriage Story, est déchirant, c’est parce qu’il ne cesse à travers des blocs de temps de jouer avec une dichotomie des sentiments, choisissant d’aborder la séparation depuis la réunion.

The Irishman : Requiem pour un mafieux

« The Irishman » finit comme une grande tragédie introspective sur 50 ans de cinéma, et, malgré la durée du film, il est heureux d’assister à ces derniers instants de poésie d’un genre qui ne peut plus exister. Le dernier Scorsese sur Netflix mercredi !