The Last Hillbilly : Du fond des âges

C’est la singularité de The Last Hillbilly : si la mémoire de ces hommes tend aujourd’hui à disparaître, le geste cinématographique de Diane-Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe en préserve les traces.

The Haunting of Bly Manor : Le visible et l’invisible

Chez Mike Flanagan, il y a les traumatisés et ceux, comme dans ce dernier coup d’éclat, qui parviennent à émerger du néant au profit du sacrifice des autres. The Haunting of Bly Manor, c’est l’intrusion progressive et lumineuse du mélodrame au sein de la série horrifique.

Eva en août : Conte d’été

Dans Eva en août, l’attention est donnée aux instants, les plans venant sans cesse éterniser les beautés, puretés et éclats éphémères de l’été.

Le Cas Richard Jewell : le faux coupable

L’exercice – la mise en formes de tous les flux de pouvoir gravitant autour et agissant sur le quotidien d’un seul être – est difficile. Mais il faut se rassurer car, malgré ses quatre-vingt dix années imminentes, Clint Eastwood est toujours aussi rigoureux et précis dans sa mise en scène.

Jojo Rabbit : Un bon aryen

Ce qui faisait la singularité des oeuvres précédentes de Taika Waititi est évincé par le politiquement correct imposé trop souvent de nos jours par la bienséance hollywoodienne.

Underwater : Un cri dans l’océan

Si Underwater s’inscrit non sans une certaine rigueur dans le genre des séries B horrifiques abyssales, il ne parvient jamais à surprendre, se contentant d’emprunter des couloirs devenus poussiéreux.

Tommaso : Papa

Tommaso est l’occasion d’une rencontre définitive entre les spectres écumant la filmographie d’un acteur et les tourments d’un cinéaste n’ayant eu de cesse de se confronter à l’inéluctable.

Booksmart : Les lois de l’attraction

Disponible sur Netflix, le premier film d’Olivia Wilde actualise le teen-movie sans jamais le subvertir, lui redonnant un souffle alors même qu’il frôlait l’asphyxie. 

Marriage Story : Illusions perdues

Si le dernier film de Noah Baumbach, Marriage Story, est déchirant, c’est parce qu’il ne cesse à travers des blocs de temps de jouer avec une dichotomie des sentiments, choisissant d’aborder la séparation depuis la réunion.

Le Mans 66 : Trait d’union

Au souvenir du Mans 66, les vrombissements des moteurs paraissent bien lointains, s’évaporant derrière la vérité d’affects qui apparaissent et disparaissent aussi vite à l’image que ne passent les bolides sous les yeux de la foule en folie.