Ghost Song : Visions de Houston

Dans Ghost Song, Nicolas Peduzzi donne la parole aux oubliés de la civilisation, composant progressivement une élégie des désaxés. En ouverture de l’ACID Cannes 2021

Oxygène : L’emmurée vivante

Alexandre Aja instaure un trouble en insufflant toute cette humanité à la machine, déployant aussi bien une poésie visuelle qu’un danger inhérent aux blockbusters depuis plusieurs années : le corps de l’acteur disparaissant dans une vive lumière bleue. 

The Last Hillbilly : Du fond des âges

C’est la singularité de The Last Hillbilly : si la mémoire de ces hommes tend aujourd’hui à disparaître, le geste cinématographique de Diane-Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe en préserve les traces.

The Haunting of Bly Manor : Le visible et l’invisible

Chez Mike Flanagan, il y a les traumatisés et ceux, comme dans ce dernier coup d’éclat, qui parviennent à émerger du néant au profit du sacrifice des autres. The Haunting of Bly Manor, c’est l’intrusion progressive et lumineuse du mélodrame au sein de la série horrifique.

Eva en août : Conte d’été

Dans Eva en août, l’attention est donnée aux instants, les plans venant sans cesse éterniser les beautés, puretés et éclats éphémères de l’été.

Le Cas Richard Jewell : le faux coupable

L’exercice – la mise en formes de tous les flux de pouvoir gravitant autour et agissant sur le quotidien d’un seul être – est difficile. Mais il faut se rassurer car, malgré ses quatre-vingt dix années imminentes, Clint Eastwood est toujours aussi rigoureux et précis dans sa mise en scène.

Jojo Rabbit : Un bon aryen

Ce qui faisait la singularité des oeuvres précédentes de Taika Waititi est évincé par le politiquement correct imposé trop souvent de nos jours par la bienséance hollywoodienne.

Underwater : Un cri dans l’océan

Si Underwater s’inscrit non sans une certaine rigueur dans le genre des séries B horrifiques abyssales, il ne parvient jamais à surprendre, se contentant d’emprunter des couloirs devenus poussiéreux.

Tommaso : Papa

Tommaso est l’occasion d’une rencontre définitive entre les spectres écumant la filmographie d’un acteur et les tourments d’un cinéaste n’ayant eu de cesse de se confronter à l’inéluctable.