Halloween Kills : Le crépuscule des masses

Ces personnes, hurlant dans les couloirs de l’hôpital et devenant impossibles à contrôler, ne forment plus qu’une masse informe et en mouvement – expression d’un mal débordant propagée par la nouvelle intrusion de Michael Myers au sein de la communauté -, rappelant indéniablement les zombies peuplant les films de George A. Romero. 

Onoda, 10 000 nuits dans la jungle : Va et attends

Dans ces rares moments, le cinéma de Harari déploie un potentiel insoupçonné, souvent dans les gestes les plus simples, mais qui tissent un lien bouleversant entre le présent, le passé et la nature : un vieux soldat déposant une fleur sur la tombe de son ami, au centre d’une prairie balayée par les vents.  

Drive My Car : l’autre c’est moi

Drive My Car est un voyage auditif et visuel apaisant, un grand film de parole, d’une douceur tranquille ressentie dans le lent trajet de la route teinté de nappes aériennes.

Aya : portrait vivifiant d’une humanité délaissée

Aya emprunte à une forme documentaire quasi-ethnographique pour raconter le parcours pourtant fictif d’une jeune Ivoirienne confrontée à la disparition prochaine de l’île sur laquelle elle vit. Simon Coulibaly Gillard réalise ici un film délicat et tendre qui laisse beaucoup de place à ses personnages pour exprimer leur humanité nuancée. A découvrir en clôture de la programmation ACID Cannes 2021.

Down with the King : Freddie Gibbs se met au cinéma

Down with the King, long-métrage réalisé par le français Diego Ongaro, offre un rôle sur mesure à Freddie Gibbs, et dissèque la quête de sens d’un rappeur cherchant à changer de vie. A découvrir dans la sélection ACID Cannes 2021

Soy Libre : un trajet vers la dignité

Avec son premier long-métrage Soy Libre, Laure Portier réalise un portrait tendre et sobre de son petit frère Arnaud. Par ce geste d’empathie radical, elle nous invite à comprendre une altérité trop souvent évacuée du champ des représentations. A découvrir dans la sélection ACID Cannes 2021.

Ghost Song : Visions de Houston

Dans Ghost Song, Nicolas Peduzzi donne la parole aux oubliés de la civilisation, composant progressivement une élégie des désaxés. En ouverture de l’ACID Cannes 2021