Onoda, 10 000 nuits dans la jungle : Va et attends

Dans ces rares moments, le cinéma de Harari déploie un potentiel insoupçonné, souvent dans les gestes les plus simples, mais qui tissent un lien bouleversant entre le présent, le passé et la nature : un vieux soldat déposant une fleur sur la tombe de son ami, au centre d’une prairie balayée par les vents.  

Drive My Car : l’autre c’est moi

Drive My Car est un voyage auditif et visuel apaisant, un grand film de parole, d’une douceur tranquille ressentie dans le lent trajet de la route teinté de nappes aériennes.

Aya : portrait vivifiant d’une humanité délaissée

Aya emprunte à une forme documentaire quasi-ethnographique pour raconter le parcours pourtant fictif d’une jeune Ivoirienne confrontée à la disparition prochaine de l’île sur laquelle elle vit. Simon Coulibaly Gillard réalise ici un film délicat et tendre qui laisse beaucoup de place à ses personnages pour exprimer leur humanité nuancée. A découvrir en clôture de la programmation ACID Cannes 2021.

Down with the King : Freddie Gibbs se met au cinéma

Down with the King, long-métrage réalisé par le français Diego Ongaro, offre un rôle sur mesure à Freddie Gibbs, et dissèque la quête de sens d’un rappeur cherchant à changer de vie. A découvrir dans la sélection ACID Cannes 2021

Soy Libre : un trajet vers la dignité

Avec son premier long-métrage Soy Libre, Laure Portier réalise un portrait tendre et sobre de son petit frère Arnaud. Par ce geste d’empathie radical, elle nous invite à comprendre une altérité trop souvent évacuée du champ des représentations. A découvrir dans la sélection ACID Cannes 2021.

Ghost Song : Visions de Houston

Dans Ghost Song, Nicolas Peduzzi donne la parole aux oubliés de la civilisation, composant progressivement une élégie des désaxés. En ouverture de l’ACID Cannes 2021

Oxygène : L’emmurée vivante

Alexandre Aja instaure un trouble en insufflant toute cette humanité à la machine, déployant aussi bien une poésie visuelle qu’un danger inhérent aux blockbusters depuis plusieurs années : le corps de l’acteur disparaissant dans une vive lumière bleue. 

Dictionnaire du film Good Time (Josh et Ben Safdie) : brother, you had me

Le webzine a désormais 3 ans ! Il était temps alors de parler d’un film, après être revenu précédemment dans un long article sur l’ensemble de la filmographie des frères Safide, dans leur relation entremêlée à l’amour et à New-York, et il s’agit ici bien évidemment de ce fameux « Good Time » qui a donné le nom à notre collectif de rédacteur.rice.s. Nous vous proposons, de façon thématique à chemin entre la philosophie et l’esthétique, un dictionnaire avec différentes entrées sur ce que nous considérons ici comme un chef d’œuvre du cinéma contemporain.

New-York vu par les frères Safdie : l’amour à même le macadam

New-York c’est l’échange et la rencontre libre, maintes fois filmées par les Safdie, de ces nomades des temps modernes qui se découvrent dans l’expérience de la marche. Retour sur ce jeune mais grand cinéma plein de vie (Lenny and the Kids, Good Time, Mad Love in New-York).