Bilan 2021 : Top films

1. Memoria, Apichatpong Weerasethakul
2. France, Bruno Dumont
3. First Cow, Kelly Reichardt
4. Drive My Car, Ryūsuke Hamaguchi
5. À l’abordage, Guillaume Brac

NON à la Découpe. Pour une éthique de l’image

La multiplication des recadrages et remastérisations discutables opérés sur des œuvres audiovisuelles du passé – avec récemment les cas des séries Seinfeld, Les Simpson, ou Get Back de Peter Jackson – a poussé notre rédacteur Robin Bertrand à se pencher sur les enjeux philosophiques et politiques que soulèvent ces pratiques, typiques d’un capitalisme culturel qui réduit la découverte de l’art à une pratique de consommation comme une autre.

Le cinéma de Sydney Pollack : Une politique de la fuite

Dans le cinéma de Sydney Pollack, dont nous nous sommes récemment faits exégètes, la fuite nous est apparue comme une récurrence méritant analyse. Louis Bourgeois propose dans son nouvel article d’explorer la présence de ce motif, qui se révèle à la fois élan créateur et geste désespéré.

Festival Lumière 2021 : Esthétique et politique du cinéma de Sydney Pollack

À l’occasion du dernier festival Lumière, nous avons pu voir une dizaine de films du cinéaste américain Sydney Pollack, tournés dans les années 1960 et 1970. Nous souhaitions donc revenir sur son œuvre, en essayant de comprendre comment elle s’inscrit dans les tendances esthétiques et politiques de son époque tumultueuse.

Halloween Kills : Le crépuscule des masses

Ces personnes, hurlant dans les couloirs de l’hôpital et devenant impossibles à contrôler, ne forment plus qu’une masse informe et en mouvement – expression d’un mal débordant propagée par la nouvelle intrusion de Michael Myers au sein de la communauté -, rappelant indéniablement les zombies peuplant les films de George A. Romero. 

Onoda, 10 000 nuits dans la jungle : Va et attends

Dans ces rares moments, le cinéma de Harari déploie un potentiel insoupçonné, souvent dans les gestes les plus simples, mais qui tissent un lien bouleversant entre le présent, le passé et la nature : un vieux soldat déposant une fleur sur la tombe de son ami, au centre d’une prairie balayée par les vents.  

Drive My Car : l’autre c’est moi

Drive My Car est un voyage auditif et visuel apaisant, un grand film de parole, d’une douceur tranquille ressentie dans le lent trajet de la route teinté de nappes aériennes.

Aya : portrait vivifiant d’une humanité délaissée

Aya emprunte à une forme documentaire quasi-ethnographique pour raconter le parcours pourtant fictif d’une jeune Ivoirienne confrontée à la disparition prochaine de l’île sur laquelle elle vit. Simon Coulibaly Gillard réalise ici un film délicat et tendre qui laisse beaucoup de place à ses personnages pour exprimer leur humanité nuancée. A découvrir en clôture de la programmation ACID Cannes 2021.