Uncut gems : Féérie pour une autre fois

Le cinéma des frères Safdie touche profondément à une jouissance du chaos, où le réel se dissout jusqu’au délire. Après Good Time, ils débarquent sur Netflix Vendredi !

Les Misérables : à qui la faute ?

Le jeune cinéaste Ladj Ly délivre une œuvre viscérale, permettant de dissiper les fantasmes et les préjugés pour laisser place à une réelle interrogation. Élu 4ème meilleur film de 2019 !

Éloge du cinéma de Frederick Wiseman

Rentrer dans l’immense filmographie de l’un des plus grands cinéastes américains, à travers trois émotions, qui sont autant de points de départs pour interroger le politique aujourd’hui

Postures du corps en régime néolibéral

De Macron au cinéma contemporain, moins une opposition entre réalité et fiction, qu’un même et seul régime du corps : ce corps néolibéral, managérial, utilitaire, transparent. Et dans cette fermeture de l’autre, la possibilité d’une contestation grâce au privilège de la fiction.

Nina Wu : « N’exprimez rien, répétez simplement la posture »

N’en déplaise au cycle calendaire chinois, 2017 fut bien plus l’année du porc que celle du coq. Ces deux dernières années, le combat contre le harcèlement et les agressions sexuelles a connu une visibilité sans précédent. Si sa légitimité et sa nécessité ne sauraient être remises en question, on peut s’interroger sur sa représentation, parfois maladroite.

Alice et le Maire : le secret de l’amuse-gueule lyonnais

Chouquettes et politique : Good Time vous propose de découvrir une comédie politique lyonnaise soutenue par le superbe tandem Luchini-Demoustier. Maestro d’une mise en scène jubilatoire, le réalisateur Nicolas Pariser se propose de décortiquer la sphère municipale pour notre plus grand plaisir, dans ce film de la Quinzaine des Réalisateurs.

Indianara : Corps musée

Une figure manquait lors du débat qui a eu lieu hier à la suite de la projection du film présenté par L’ACID. Indianara, une prostituée transgenre, s’est vue interdire de territoire après les deux ans de prisons qu’elle a passés en France pour « proxénétisme ». Cela ne nous empêchera pas de crier son nom, ni d’écrire une critique en guise de soutien. La salle de cinéma peut encore être un lieu de résistance politique.

Les Hirondelles de Kaboul : Faut-il comprendre les monstres ?

Le certain regard proposé par « Les hirondelles de Kaboul » peine a se distinguer de l’idéologie promue dans les médias, et d’une imagerie simplificatrice. Reste une certaine poésie dans ce film d’animation présenté à Cannes.