Mandibules : la cour de récré

Cette amitié est davantage de l’ordre de la camaraderie écolière, celle qui est tout à la fois ce que nous vivons de plus intense et qui peut se clore et s’oublier lors de la récréation suivante. Les choses, plus encore que de ne pas avoir de sens établi ( « No Reason » de Rubber), s’affirment déjà par leur capacité permanente et diffuse à apparaître et disparaître, tout comme les individus, ou les mouches. Le mieux alors reste encore d’en rire.

Antoinette dans les Cévennes : par-delà les montagnes

Le nouveau film de Caroline Vignal ranime la beauté des mots de Stevenson, dont la contemporanéisation du romantisme de l’auteur britannique se dresse comme un modèle d’écriture et de mise en scène, le tout pour une chatoyante et touchante comédie.

Malcolm : Tristesse ordinaire ?

La série Malcolm arrive sur Amazon Prime ! Si vous avez envie de vous faire l’intégrale, vous risquez d’avoir quelques surprises. On vous en parle.

Jojo Rabbit : Un bon aryen

Ce qui faisait la singularité des oeuvres précédentes de Taika Waititi est évincé par le politiquement correct imposé trop souvent de nos jours par la bienséance hollywoodienne.

Booksmart : Les lois de l’attraction

Disponible sur Netflix, le premier film d’Olivia Wilde actualise le teen-movie sans jamais le subvertir, lui redonnant un souffle alors même qu’il frôlait l’asphyxie. 

Le Daim : Un style qui tue

Plus encore que Rubber, Le Daim est le vrai film d’horreur de Quentin Dupieux, dont le comique faussement candide camoufle une méchanceté et une grande noirceur.

First Love : Yakuza mon amour

Jaillissement d’une violence imprévisible, rétro et percutante au service d’une poésie énigmatique, dans la dernière comédie-policière de Takashi Miike « First Love », présentée à la Quinzaine des Réalisateurs.

Alice et le Maire : le secret de l’amuse-gueule lyonnais

Chouquettes et politique : Good Time vous propose de découvrir une comédie politique lyonnaise soutenue par le superbe tandem Luchini-Demoustier. Maestro d’une mise en scène jubilatoire, le réalisateur Nicolas Pariser se propose de décortiquer la sphère municipale pour notre plus grand plaisir, dans ce film de la Quinzaine des Réalisateurs.

The Dead Don’t Die : « Welcome to my world ! »

Jim Jarmusch n’a peur ni de son ridicule ni de la colère de ses spectateurs, dans son dernier film « The Dead Don’t Die », comédie-horrifique non-conventionnelle, en compétition officielle au Festival de Cannes.

Vice : Satyricon

Le cinéma d’Adam McKay est toujours le lieu de la controverse. Trop loufoque dans la comédie pour se conformer dans les carcans narratifs hollywoodiens, il est tout autant subversif dans le film politique. Après « The Big Short », découvrez « Vice », véritable chef d’œuvre satirique.