Le Daim : Un style qui tue

Plus encore que Rubber, Le Daim est le vrai film d’horreur de Quentin Dupieux, dont le comique faussement candide camoufle une méchanceté et une grande noirceur.

Red 11 : Rodriguomania

Pour tous les cinégeeks cannois, un seul film aura su satisfaire leurs pulsions cinéphagiques, avides de série b en tout genre. Robert Rodiguez offre une purge dans son inattendu Red 11, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs.

Jeanne : La musique de l’âme

Dans cette farandole, l’enfant paralysé dont la foi est contestée va se ressourcer dans son enveloppe fragile, celle d’une enfant tondue, emprisonnée et humiliée. Mais la musique sera salvatrice. Telle la voix divine, elle seule percera le ciel grisâtre jusqu’aux oreilles de la fidèle abandonnée.

The Lighthouse : L’île des mouettes sauvages

La mise en scène se déploie avec brio, jouant sur les limites de notre expérience sensitive. La saturation des sens est en conflit avec l’ivresse et le somnambulisme d’un Robert Pattinson à la dérive. Un des grands films de la Quinzaine des Réalisateurs.

First Love : Yakuza mon amour

Jaillissement d’une violence imprévisible, rétro et percutante au service d’une poésie énigmatique, dans la dernière comédie-policière de Takashi Miike « First Love », présentée à la Quinzaine des Réalisateurs.

Alice et le Maire : le secret de l’amuse-gueule lyonnais

Chouquettes et politique : Good Time vous propose de découvrir une comédie politique lyonnaise soutenue par le superbe tandem Luchini-Demoustier. Maestro d’une mise en scène jubilatoire, le réalisateur Nicolas Pariser se propose de décortiquer la sphère municipale pour notre plus grand plaisir, dans ce film de la Quinzaine des Réalisateurs.

Indianara : Corps musée

Une figure manquait lors du débat qui a eu lieu hier à la suite de la projection du film présenté par L’ACID. Indianara, une prostituée transgenre, s’est vue interdire de territoire après les deux ans de prisons qu’elle a passés en France pour « proxénétisme ». Cela ne nous empêchera pas de crier son nom, ni d’écrire une critique en guise de soutien. La salle de cinéma peut encore être un lieu de résistance politique.

Les Hirondelles de Kaboul : Faut-il comprendre les monstres ?

Le certain regard proposé par « Les hirondelles de Kaboul » peine a se distinguer de l’idéologie promue dans les médias, et d’une imagerie simplificatrice. Reste une certaine poésie dans ce film d’animation présenté à Cannes.